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dc.contributor.advisorLakhal, Sawsen
dc.contributor.authorMarois, Stéphaniefr
dc.date.accessioned2017-04-26T13:32:41Z
dc.date.available2017-04-26T13:32:41Z
dc.date.created2017fr
dc.date.issued2017-04-26
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/10476
dc.description.abstractÀ la suite de certaines observations liées à la maîtrise de la langue chez les élèves de Sciences humaines, nous avons tenté de comprendre ce qui faisait en sorte que certains élèves se préoccupaient de la langue, alors que d'autres non. Nous avions également remarqué une valorisation de l'anglais, au détriment du français, chez ces élèves. Malgré une multitude de services, outils et ressources mis à leur disposition, certains élèves ne semblent pas se préoccuper de l'importance de la maîtrise de la langue. En 2011, les enseignantes et enseignants du département avaient tenté une expérimentation où ils avaient augmenté, durant une session, la pénalité associée à la maîtrise de la langue à 20 %, plutôt que les 10 % prévu. À la suite de cela, les élèves ont semblé se préoccuper davantage de la maîtrise de la langue dans les différents travaux à présenter. Le fait que certains élèves ne semblent pas se préoccuper de la maîtrise de la langue a fait en sorte que les enseignantes et enseignants du département ont développé des stratégies pour les motiver à lire et à écrire, dont la lecture d'un livre obligatoire à la première session, de nombreux travaux écrits à réaliser, des recherches, des résumés, des recommandations au centre d'aide, etc. Malgré tout, ceux-ci observent des propos et comportements qui démontrent une démotivation en ce qui concerne la maîtrise de la langue. C'est pourquoi nous avons voulu nous pencher sur cette problématique et décrire les facteurs constitutifs de la perception de l'importance de la maîtrise de la langue par les élèves de Sciences humaines. Selon nous, la motivation est en lien avec la perception des élèves, et différents facteurs influencent cette perception et gravitent autour de l'élève, dont ses caractéristiques personnelles, sa famille, ses enseignantes et enseignants, le système scolaire, la langue française, le monde du travail et la société. Notre cadre de référence est constitué de différentes théories en lien avec la perception et la motivation. Par exemple, nous utilisons la dynamique motivationnelle de Viau (1994, 2009) et le modèle de l'influence des sources motivationnelles sur les indicateurs de la motivation scolaire de Barbeau (1993, 1994), afin d'établir des liens entre la motivation des élèves et la perception de l'importance de la maîtrise de la langue. Nous avons également considéré la théorie de l'apprentissage de Biggs (1988) pour établir s'il existait des liens entre la perception des élèves et les approches d'apprentissage. Nous avons sélectionné des concepts comme la perception et la maîtrise de la langue, afin de mieux comprendre le phénomène. Nous avions comme objectifs spécifiques de dresser un portrait juste de l'importance de la maîtrise de la langue des élèves de Sciences humaines, d'identifier les facteurs constitutifs de la perception de l'importance de la maîtrise de la langue et de différencier les élèves de calibres scolaires différents sur ces facteurs constitutifs. En ce qui concerne la méthodologie, nous avons choisi de mener une recherche descriptive de type mixte, sans prédominance pour l'approche quantitative ou qualitative. Nous avons décidé d'utiliser deux méthodes de collectes de données afin d'enrichir l'interprétation des données. Dans un premier temps, nous avons fait la passation d'un questionnaire dans deux cours du programme. Quarante-trois élèves ont participé à cette collecte. Quelques mois après l'analyse de ces données, nous avons tenu un groupe d'entretien, afin d'explorer plus en profondeur certaines réponses qui nous semblaient surprenantes, en plus d'un nouvel élément : la perception des enseignantes et enseignants. Cinq élèves ont participé à cette rencontre. La combinaison de ces deux méthodes a réellement favorisé une meilleure compréhension du phénomène. La présentation et l'interprétation des résultats nous démontrent que la perception des élèves varie beaucoup selon les différents éléments présentés. La perception de la maîtrise de la langue est somme toute positive, malgré les observations faites en classe. De nombreux facteurs constitutifs influent sur la perception de la maîtrise de la langue des élèves. Les propos du groupe d'entretien ont même permis de dégager des facteurs constitutifs émergents que nous n'avions pas anticipés. En observant la perception des élèves selon les calibres scolaires, nous constatons une réelle variation selon les différents facteurs constitutifs. Les élèves de calibre fort ont une meilleure perception de l'importance de la langue en général. Ils s'investissent davantage dans leurs études, consacrent moins d'heures à un travail rémunéré et réalisent l'importance de la maîtrise de la langue dans différentes sphères de leur vie. Ils semblent également plus conscients des enjeux sociaux liés à la préservation de la langue française. Ils accordent d'ailleurs plus d'importance au français qu'à l'anglais. En ce qui a trait aux élèves ayant un calibre scolaire faible, ceux-ci semblent se préoccuper davantage de la maîtrise de la langue pour ne pas perdre de points en raison de la pénalité accordée. Nous remarquons également que ceux-ci s'en tiennent à ce qui est demandé en classe. Ils ne font pas beaucoup de lecture pour leur plaisir personnel. Pour ce qui est de l'importance de la maîtrise de la langue pour la vie citoyenne, la perception entre les élèves de calibres faible et fort est très éloquente : ceux de calibre faible ne voient pas l'importance de la maîtrise de la langue et ce que cela implique pour un citoyen qui veut être engagé et responsable. En ce qui concerne la vie scolaire, il n'y a pas de différence significative entre les élèves des trois calibres scolaires. Tous sont d'accord pour dire que la maîtrise de la langue est importante ou très importante. En ce qui concerne la valorisation du bilinguisme, nous remarquons que les élèves du calibre fort accordent plus d'importance au français, alors que ceux du calibre faible accordent plus d'importance à l'anglais. Cela semble logique, puisque les élèves de calibre fort ont une meilleure perception et une vision plus globale de l'importance de la maîtrise de la langue dans différentes sphères de leur vie, ainsi que des enjeux associés à la langue française au Québec.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Stéphanie Maroisfr
dc.subjectSciences humainesfr
dc.subjectMaîtrise de la languefr
dc.subjectLecturefr
dc.subjectÉcriturefr
dc.titleAnalyse des facteurs constitutifs de la perception de l'importance de la maîtrise de la langue des élèves de Sciences humainesfr
dc.typeEssaifr
tme.degree.disciplineEnseignement au collégialfr
tme.degree.grantorFaculté d'éducationfr
tme.degree.levelMaîtrisefr
tme.degree.nameM. Éd.fr


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