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dc.contributor.advisorGiguère, Richard
dc.contributor.authorGoulet, Marc-André
dc.date.accessioned2017-04-05T20:13:34Z
dc.date.available2017-04-05T20:13:34Z
dc.date.created1995
dc.date.issued1995
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/10348
dc.description.abstractCe mémoire tente de jeter les bases de l'histoire de la revue et des Éditions Les Herbes rouges, dirigées par les frères François et Marcel Hébert. D'abord associées à ce que Jacques Pelletier et Pierre Milot ont nommé «l'avant-garde des années soixante-dix», les Herbes rouges ont rapidement représenté l'un des lieux du renouvellement de la poésie québécoise et de ses enjeux esthétiques et idéologiques. Notre étude propose donc une relecture du parcours éditorial de cette revue et de cette maison d'édition, sur une période de vingt-cinq ans, avec comme principal objectif l'analyse de la constitution et de la mise en place de la valeur symbolique que les auteurs et le lieu de publication lui-même possèdent dans le champ littéraire québécois. Le premier chapitre propose une réflexion sur l'avènement de mouvements de contestation et de rupture, tant sociaux que culturels, qui vont s'affirmer au cours des années soixante-dix, notamment dans le domaine de la poésie, et qui seront particulièrement présents aux Herbes rouges. Trois tendances dominantes, le formalisme, la littérature progressiste (ou engagée) et la contre-culture, sont ainsi analysées sous l'angle de leur rapport avec le phénomène de l'avant-garde. Après cette mise en place théorique, les deuxième et troisième chapitres retracent les diverses étapes qui ont marqué d'une part la revue Les Herbes rouges, de sa fondation en 1968 à sa disparition en 1993 (chap. II), et d'autre part la maison d'édition du même nom, de 1978 à 1993 (chap. III). Dans le premier cas, l'étude de la production et du fonctionnement de la revue démontre que la politique inorthodoxe du numéro d'auteur, qui fait le pont entre le médium revuiste et le médium livre, devient la caractéristique distinctive de la revue des frères Hébert et représente l'élément clé de la stratégie éditoriale des directeurs. Dans le deuxième cas, la fondation de la maison d'édition, qui coexiste parallèlement avec la revue durant quinze ans, permet l'ouverture des Herbes rouges au roman, à l'essai et au théâtre et, par la même occasion, donne lieu à un renouvellement des auteurs. Ce qui explique, en bout de course, le délaissement de la revue et l'instauration d'un lieu éditorial unique venant englober l'ensemble de la production herberougienne. La question de l'image de marque des Herbes rouges vient compléter cette étude dans le quatrième et dernier chapitre. L'analyse de la réception critique des oeuvres dans les journaux et les revues littéraires fait ressortir les fortes polarisations entre les défenseurs et les pourfendeurs de ce lieu éditorial, polarisations qui se poursuivent tout au long de la période étudiée (1968-1994) et qui témoignent de l'aspect controversé de la valeur symbolique attribuée aux Herbes rouges dans l'histoire de la littérature québécoise.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Marc-André Goulet
dc.titleLes herbes rouges : du singulier au pluriel (1968-1993)
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineLettres et littérature
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humaines
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM.A.


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