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dc.contributor.advisorBoisvert, Jean-Marie
dc.contributor.authorRoussy, Alainfr
dc.date.accessioned2017-03-06T15:09:07Z
dc.date.available2017-03-06T15:09:07Z
dc.date.created2017fr
dc.date.issued2017-03-06
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/10158
dc.description.abstractLe but premier de cette thèse est d’explorer de possibles différences de perceptions et d’impressions cliniques chez les psychologues québécois envers les parents et les enfants de familles hétéroparentales et homoparentales dites planifiées, c’est-à-dire dans lesquelles les parents formaient un couple avant de planifier leur projet d’avoir des enfants. Le second but est d’explorer les facteurs liés à ces différences. Un premier article examine des sondages et les recherches portant sur l’évolution de la perception de l’homosexualité et de l’homoparentalité dans la population nord-américaine, chez des étudiants universitaires en psychologie ainsi que chez les psychologues dans les dernières décennies. Ces diverses études semblent indiquer une évolution positive de la perception de l’homosexualité et de l’homoparentalité autant dans la population que chez les psychologues. Cependant, plusieurs recherches identifient parmi les psychologues des différences de perceptions et d’impressions cliniques selon que la personne ou le couple évalué soit homosexuel ou hétérosexuel. Certaines études ont trouvé que des facteurs comme le sexe de l’évaluateur, le degré de contact avec des personnes non hétérosexuelles et la croyance quant aux origines de l’homosexualité pouvaient être liés à ces différences. Aucune recherche n’a étudié les impressions cliniques des psychologues québécois concernant les familles homoparentales et une seule a porté sur leurs perceptions de ces familles. La présente recherche vise modestement à commencer à combler cette lacune en comparant les perceptions et les impressions cliniques des psychologues québécois concernant des familles hétéroparentales et homoparentales planifiées à l’aide d’un questionnaire portant sur quatre versions d’une vignette clinique (un couple gai, lesbien ou hétérosexuel avec deux enfants adoptés et un couple hétérosexuel avec deux enfants biologiques). Le couple consulte pour des difficultés de communication, des difficultés sexuelles et d’éducation des enfants. Au total, 103 psychologues (59,2 % de femmes), membres de l’Ordre des psychologues du Québec, ont répondu au questionnaire portant sur l’une ou l’autre des quatre versions de la vignette. Le milieu de la famille des parents hétérosexuels avec enfants biologiques est jugé significativement moins sain que celui de la famille des parents gais ou lesbiens. Dans la famille des parents gais, les participants ont estimé qu’il était significativement plus probable que la fille souffre d’un trouble anxieux que le garçon. Les participants ayant évalué la famille des parents hétérosexuels avec enfants adoptés ont jugé significativement plus probable que le développement de la fille soit perturbé comparés aux participants ayant évalué la famille des parents gais. La croyance que l’homosexualité est d’origine biologique plutôt qu’un choix délibéré est significativement corrélée avec la perception qu’une famille de parents gais ou lesbiens est un milieu sain pour l’éducation des enfants. Les participants considérant l’homosexualité comme un choix à 60 % ou plus sont significativement plus âgés que ceux qui la considèrent comme étant d’origine biologique à 60 % ou plus. L’effet de désirabilité sociale pourrait expliquer le faible nombre de différences identifiées et les évaluations moins favorables des familles hétérosexuelles. La situation décrite dans la vignette et les questions sont un choix des auteurs, elles pourraient être différentes et arriver à des résultats différents. Malgré ses faiblesses méthodologiques, cette étude ouvre un champ de recherche peu exploré qui pourrait mener à améliorer les interventions auprès des familles homoparentales. Les recherches futures pourraient mieux contrôler la désirabilité sociale et explorer la perception des compétences parentales que les psychologues ont d’un couple gai qui élève une fille. Des familles ayant accédé à la parentalité par d’autres modes pourraient aussi être étudiées (familles ex-hétérosexuelles ou formées par donneur anonyme, par donneur connu ou par mère porteuse).fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Alain Roussyfr
dc.subjectCouple de même sexefr
dc.subjectÉducation des enfantsfr
dc.subjectFamille homoparentalefr
dc.subjectHomosexualitéfr
dc.subjectParents gaisfr
dc.subjectParents lesbiensfr
dc.titlePerceptions et impressions cliniques des psychologues québécois concernant les familles hétéroparentales et homoparentalesfr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplinePsychologiefr
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humainesfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.nameD. Ps.fr


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