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dc.contributor.advisorVerlaan, Pierrette
dc.contributor.advisorDenault, Anne-Sophie
dc.contributor.authorBoutin, Stéphaniefr
dc.date.accessioned2017-02-15T14:27:13Z
dc.date.available2017-02-15T14:27:13Z
dc.date.created2016fr
dc.date.issued2017-02-15
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/10119
dc.description.abstractLa présente thèse par articles porte sur le développement de l’agression indirecte chez les filles, soit une forme de conduites agressives utilisées dans le but de nuire aux relations interpersonnelles et au statut social d’une victime. Par les deux articles empiriques qu’elle propose, la thèse vise plus particulièrement à approfondir les connaissances sur l’agression indirecte au plan des facteurs de risque à l’enfance et des conséquences associées à l’adolescence. Guidé par les principes énoncés dans les modèles du traitement de l’information sociale selon le genre, de la socialisation, de la théorie d’évolution et de la théorie à double trajectoire de Moffitt (1993, 2006), le premier article démontre que le développement de l’agression indirecte serait hétérogène chez les filles (n = 347) durant l’enfance. Selon des analyses de classes de trajectoires latentes contrôlant pour l’agression physique et effectuées à l’aide de quatre collecte de données à un an d’intervalle, les filles adopteraient trois trajectoires différentes d’utilisation d’agression indirecte de l’âge de 6-9 ans à l’âge de 9-12 ans : 18,9 % une trajectoire moyenne-croissante, 44,5 % une trajectoire moyenne-décroissante et 36,5 % une trajectoire faible-décroissante. Des analyses de régression logistique univariées démontrent ensuite que plusieurs facteurs de risque individuels, familiaux et sociaux, mesurés à l’entrée à l’étude, octroieraient un risque supérieur d’adopter la trajectoire moyenne-croissante. Or, lorsque considérés ensemble, un seul facteur de risque discriminerait les filles adoptant cette trajectoire, soit le trait tempéramental de l’extraversion. L’influence du tempérament dans l’utilisation croissante d’agression indirecte au cours de l’enfance chez les filles serait donc non négligeable tel que le propose notamment la taxonomie de Moffitt (1993, 2006). De par l’influence importante que peut avoir le statut social sur les comportements d’agression indirecte des filles (n = 250), particulièrement l’atteinte d’un statut de popularité perçue ou l’expérience de rejet social, les résultats de l’article 2 illustrent que la manifestation d’agression indirecte à la préadolescence (11-12 ans) mènerait au développement d’une prise de risque comportementale durant l’adolescence (de 13 à 16 ans). Précisément, des modèles autorégressifs contrôlant pour l’agression directe démontrent que plus une jeune fille recevrait de nominations à titre d’utilisatrice d’agression indirecte à la préadolescence, plus celle-ci adopterait des comportements délinquants, consommerait des psychotropes et aurait des activités sexuelles à risque durant son adolescence. Les résultats obtenus sont cohérents avec les processus interpersonnels, liés à la recherche de popularité ou de l’expérience de rejet, particulièrement en début d’adolescence, chez les filles. En somme, la mise en évidence d’associations significatives entre un tempérament extraverti et la manifestation croissante de conduites d’agression indirecte durant l’enfance chez un sous-groupe de filles, de même que l’augmentation de comportements de prise de risque à l’adolescence, suggère que l’utilisation d’agression indirecte n’est pas normative pour toutes les filles et qu’une meilleure connaissance des facteurs qui permettent de distinguer ces dernières est essentielle. En effet, la prévention de l’aggravation des conduites agressives indirectes passe par une meilleure identification des filles potentiellement à risque de manifester ces conduites de manière atypique. En particulier, l’efficacité de l’intervention pourrait dépendre d’une meilleure reconnaissance de l’importance du caractère extraverti de ces filles, et aussi, des comportements de prise de risque à l’adolescence. Enfin, l’utilisation de devis longitudinaux, multi-méthodes et multi-répondants, la considération de multiples facteurs de risque et conséquences, ainsi que le contrôle effectué des conduites d’agression de nature directe assurent à cette thèse une rigueur scientifique et lui confèrent son aspect novateur.fr
dc.language.isofrefr
dc.publisherUniversité de Sherbrookefr
dc.rights© Stéphanie Boutinfr
dc.rightsAttribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 2.5 Canada*
dc.rights.urihttp://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.5/ca/*
dc.subjectAgression indirectefr
dc.subjectFacteurs de risquefr
dc.subjectConséquencesfr
dc.subjectDéveloppementfr
dc.subjectFillesfr
dc.titleLe développement de l'agression indirecte chez les filles : facteurs de risque à l'enfance et conséquences associées à l'adolescencefr
dc.typeThèsefr
tme.degree.disciplinePsychoéducationfr
tme.degree.grantorFaculté d'éducationfr
tme.degree.levelDoctoratfr
tme.degree.namePh.D.fr


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