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dc.contributor.advisorBonenfant, Joseph
dc.contributor.authorPoulin, Aline
dc.date.accessioned2017-02-07T20:42:46Z
dc.date.available2017-02-07T20:42:46Z
dc.date.created1995
dc.date.issued1995
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/10066
dc.description.abstractÀ l'approche du XXe siècle, on semble être parvenu au bout de la science et de l'imagination. On est allé loin, très loin, mais en même temps on se heurte à un type d'insuccès qui édulcolore les gains des dernières décennies. En Occident, un courant s'impose, courant dont participe Jurgen Habermas, qui qualifie la situation présente d'ÉCHEC global, échec du projet de la modernité, échec de l'universalisme, du progressisme, du rationalisme, de l'histoire, de l'humanisme. Dans ce mémoire, je me propose d'apporter quelque lumière sur les antécédents de ce (nouveau?) rapport au monde qui semble s'installer depuis peu, disons depuis qu'il est question de post-modernité chez des créatrices et des créateurs au Québec. Si l'on baigne aujourd'hui dans la post-modernité, nage-t-on au milieu de nulle part? Vogue-t-on dans tout et rien à la fois? N'est-ce pas cette impression qui nous est communiquée par les multiples livres ou articles tentant de cerner l'état actuel des choses... la chose politique, la chose économique, la chose artistique? Un constat sévère de Michaël La Chance se formule ainsi : « La modernité est l'époque d'un art schizogène où nous applaudissons notre chute au néant. Au lieu d'approfondir un art qui aiguise nos sens, qui accentue notre sentiment d'être en vie, nous avons supposé que le plus compliqué serait le plus profond. C'est ainsi que nous nous sommes acheminés vers notre destruction. » Peut-être que le monde dérape davantage qu'il ne l'a jamais fait. Peut-être aussi que le monde dispose de plus de moyens pour rendre compte et se rendre compte de la dérive. Si l'on se réfère à la signification du mot, on peut affirmer que l'avant-garde québécoise a su garantir sa part d'innovation. Et qui dit «avant-garde » dit tête chercheuse qui précède quelque chose. Une époque s'achève, encore. Et les générations se succèdent de plus en plus vite. On hésite à délaisser ce quelque chose qui paraît clos alors qu'on ne trouve toujours pas le fondement suivant, celui qui doit permettre de poser le pied devant. Devant s'imagine malaisément. À ce titre, il est symptomatique de constater qu'on nomme aujourd'hui les vagues et les houles selon la formule du post : post-modernité, post-féminisme, post-histoire... Comme le remarque justement Jurgen Habermas, «[n]e se situant plus sur le terrain de la modernité, elles [les traditions] n'offrent aucune résistance à ce que celle-ci porte en elle de négatif [...] et sont, par surcroît, incapables d'activer ce qu'elle peut présenter de positif». Il semble que l'on ait perdu un «morceau» d'une importance capitale puisque la place de ce qui est perdu, de ce qui devrait être quitté, reste toujours à combler. L'objet initial de ma recherche prend la forme d'une grande et profonde question: qu'est-ce qui nous a menés à cet autre drame du mélancolique qui rate son deuil? […]
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Aline Poulin
dc.titleManiérisme et poésie : quelques aspects de la modernité au Québec. L'exemple de Roger Des Roches et de Carole Massé
dc.typeMémoire
tme.degree.disciplineLettres et littérature
tme.degree.grantorFaculté des lettres et sciences humaines
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM.A.


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