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dc.contributor.advisorBonin, Pierre
dc.contributor.authorAmbroise, Valérie
dc.date.accessioned2016-01-27T17:20:45Z
dc.date.available2016-01-27T17:20:45Z
dc.date.created1996
dc.date.issued1996
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/11143/8298
dc.description.abstractLe stage que nous devions effectuer dans le cadre de notre formation, nous a permis d'observer un exemple concret et positif de prise en main de leur destinée par un groupe de citoyens moyens. Ces gens ne disposant que de moyens limités, et ne sachant rien du mouvement coopératif, n'avaient que la volonté d'améliorer leur sort. Le groupe, depuis ses débuts, fonctionne selon un mode démocratique et communautaire. Après avoir tenté de travailler pour d'autres, et après avoir tenté leur chance, sans succès, avec une entreprise à caractère capitaliste, ils furent introduits au monde des coopératives. Cette voie fût la leur. En effet, en tenant compte de l'expérience cumulée par chacun, et de leur sous-culture communautaire, la solution coopérative semblait la plus logique, et s'avéra effectivement la plus bénéfique et efficace à tous points de vue pour eux. Après les avoir interviewés pour les besoins de notre rapport de stage, nous les avons quittés avec une sensation de bien-être. Ces gens étaient enfin dans leur élément. Chaque membre connaissait ses responsabilités et ce qu'il pouvait et devait attendre des autres afin que tous atteignent l'objectif commun de vie meilleure qu'ils s'étaient fixés L'observation de cette coopérative nous amena à faire un parallèle avec la situation des pauvres en Haïti n'ayant que peu de ressources, mais déjà habitués à vivre dans un système plutôt communautaire, (surtout à la campagne). Sans prétendre que cette idée soit novatrice, peut-être pourrait-elle être abordée différemment. Il est clair que nous ne pouvons imaginer une réplique de la coopérative étudiée. Il est en effet essentiel de tenir compte de l'environnement global dans lequel ces entreprises coopératives seraient proposées et éventuellement implantées. Dans l'exemple dont il fut question plus tôt, toute une infrastructure d'appui - tant coopérative que gouvernementale -était déjà présente et fonctionnelle. En Haïti, il serait illusoire de s'attendre à un quelconque support, puisque l'institution chargée de ce genre de mission présente des résultats plutôt décevants. Cet essai essaiera donc d'offrir une vue d'ensemble de cet environnement global. Cette "photographie de groupe" nous semble essentielle avant d'entreprendre quelque projet que ce soit. H y sera donc question du rôle que l'État a, ou n'a pas joué dans le développement du pays, du secteur privé qui a égoïstement cherché à s'enrichir sans jamais penser à l'intérêt global de la nation. Il y sera également question des Organisations Non-Gouvernementales (ONG), tant nationales qu'internationales qui, trop souvent se court-circuitent, et enfin de la bonne volonté, mais du manque de pouvoir économique des associations populaires. Cette mise en scène des différents agents socio-économiques servira à l'introduction du système coopératif endogène. Il nous semble incontournable de partir des particularités culturelles du peuple haïtien, et de construire en ne le perdant pas de vue. Ce document n'apporte pas de solution à la situation précaire des paysans et des plus pauvres des villes. Il s'agit simplement d'un instrument de travail qui, nous l'espérons, gagnera en raffinement, et en précisions avec le temps. Nous sommes conscientes qu'il aurait été beaucoup plus intéressant et stimulant de pouvoir se procurer nos sources de documentation et de renseignements de "premières mains", en Haïti, mais cela s'est avéré impossible. Nous nous contenterons donc de documents gouvernementaux, d'organismes nationaux et internationaux, ainsi que d'auteurs classiques du domaine de la coopération et du développement. Enfin, dans la partie du texte où le développement est abordé dans sa dimension culturelle, nous avons délibérément adopté l'approche critique développée à partir des années '70, par certains auteurs de l'UNESCO car nous pensons qu'aujourd'hui encore, elle reste la plus efficace. Nous espérons que cet humble document saura stimuler la réflexion et, qui sait? Peut-être faire naître de nouvelles idées permettant un développement harmonieux de cette "Perle des Antilles" un peu ternie.
dc.language.isofre
dc.publisherUniversité de Sherbrooke
dc.rights© Valérie Ambroise
dc.titleLes acteurs du développement en Haïti : quelle place pour les coopératives ?
dc.typeEssai
tme.degree.disciplineCoopératives
tme.degree.grantorInstitut de recherche et d'éducation pour les coopératives et les mutuelles de l'Université de Sherbrooke (IRECUS)
tme.degree.levelMaîtrise
tme.degree.nameM.A.


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